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site à visiter sur le canal de Bourgogne:http://www.canal-de-bourgogne.com/
Les rendez-vous festifs autour du canal du Nivernais
- Le Canal de Bourgogne réunit les rivières de Saône et de l'Yonne. C'est la voie navigable la plus directe pour aller de Marseille ou de Strasbourg à Paris. Sa longueur est de 242 044 mètres, ou de 60 lieues 1/2 environ dont 22 1/2 sont dans le département de l'Yonne et 38 dans le département de la Côte D'or.
- Les écluses sont au nombre de 191, à savoir 115 sur le versant de l'Yonne, et 76 sur celui de la Saône. Chaque écluse a une chute moyenne de 2métres 61 cent.; une largeur de 5 mètres 20 cent. entre les bajoyers, et une longueur de 33 mètres entre le mur de chute et la porte d'aval.
- Ce Canal commence à Saint-Jean-de-Losne sur la Saône; il suit les contours de la vallée d'Ouche et s'élève par Dijon, Pont-de-Pany, Pont- d'Ouche et Vandenesse, jusqu'à Pouilly où se trouve le bief culminant.
- Ce bief est composé de deux parties en tranchées et d'un souterrain 3333 mètres de long. Le passage des deux tranchées et du souterrain se fait par convois. Le départ de chaque convoi est annoncé au son d'une cloche. Il n'est accordé qu'un délai de six heures pour franchir l'espace compris entre les extrémités des deux tranchées.
- Après avoir traversé la montagne de Pouilly, le canal descend par les vallées de la Brème et de l'Armançon, à Vénarrey, Montbard, Ravières, Ancy-le-Franc, Tanlay, St.-Florentin, Brienon et Laroche, où se trouve son embouchure dans l'Yonne.
- Le canal de Bourgogne est de tous les canaux exécutés par les anciens et les modernes, celui dont le point de partage ou le bief culminant est à une plus grande élévation au-dessus du niveau de la mer. Il est plus élevé que la Saône à St.Jean-de-Losne de 199 mètres, que l'Yonne à la Roche de 300 mètres, que le bief culminant du canal du Nivernais de 115 mètres.
- Cette belle entreprise présentait par conséquent une difficulté que l'art n'avait point encore surmontée, c'était de créer à une hauteur aussi considérable au milieu de montagnes arides, un approvisionnement d'eau suffisant pour alimenter une voie de grande navigation à point de partage. Pour cela, on a établi dans les environs de Pouilly cinq réservoirs contenant quinze millions de mètres cubes d'eau. On a barré les vallées de Grosbois, de Chazilly et du Tillot, par de grands murs en maçonnerie, et les vallées de Cercey et de Panthier par des levées en terre recouvertes intérieurement d'un perré. Le mur de Grosbois a 21 mètres 80 centimètres de hauteur au-dessus du fond de la vallée, sur 16 mètres d'épaisseur environ, c'est-à-dire, environ 80 pieds de haut sur 50 d'épaisseur.
- Trois de ces réservoirs, ceux de Grosbois, de Chazilly et de Cercey servent à remplir le bief du point de partage. Les deux autres, ceux du Tillot et de Panthier sont plus bas et servent seulement sur le versant de la Saône pour quelques biefs inférieurs. Des rigoles de remplissage reçoivent les eaux pluviales qui tombent sur un rayon de plusieurs lieues autour de Pouilly et les dirigent dans ces réservoirs, elles sont ensuite versées dans les rigoles de prises-d'eau, au fur et à mesure des besoins de la navigation, au moyen de vannes placées à différents étages dans des puits ou tours rondes établies sur ces rigoles. La rigole de prise-d'eau du réservoir de Clazilly traverse la vallée du Tillot sur le grand mur qui forme le réservoir inférieur de ce nom. La rigole de prise-d'eau du réservoir de Grosbois traverse la montagne de Soussey dans un souterrain de 3705 mètres de long dont les puits ont environ 100 mètres de profondeur. La longueur totale de ces rigoles est 63,538 mètres ou de seize lieues environ; elles forment avec les réservoirs le système hydraulique le plus complet que l'art ait encore créé.
- Les biefs inférieurs sont remplis avec l'eau provenant des rivières d'Ouche, de Brème et d'Armançon. La partie de canal comprise dans le département de l'Yonne est rendue navigable au moyen de cinq prises-d'eau faites dans l'Armançon, la première à Rougemont, la seconde à Ravières, la troisième à Anry-le-franc, la quatrième à Tonnerre, la cinquième à Germigny: elle reçoit en outre les eaux de plusieurs ruisseaux.
- Ce Canal commence en 1775 a été pour la première fois livré à la navigation en décembre 1832. Chaque année le nombre des bateaux s'accroît dans une progression rapide. En 1836, 2360 bateaux ont passé au port de Dijon, 1259 au point de partage, 1347 au port de Tonnerre, et les produits perçus par le trésor pendant cette année se sont élevés à 641 463 francs.
Commerce et industrie.
- Les principales marchandises étrangères au département de l'Yonne que l'on trouve maintenant sur les ports du canal, sont la houille, les fers laminés, les bois de sapin, le plâtre, Les blancs.
- La supériorité actuelle de l'industrie est due en grande partie à l'usage de la houille. elle sert à faire mouvoir les machines à vapeur, à fabriquer le fer et la fonte, à produire le gaz, et elle remplace avec avantage les bois dans les ménages sous le double rapport de l'économie et de la chaleur, celle que l'on vend sur les ports du canal à raison de 1 FR, 50 c. à 2 fr. l'hectolitre, suivant sa qualité, et tirée d'Épinac près d'Autun, l'un des gisements houillers les plus abondants de la France. Un chemin de fer de 28,000 mètres ou sept lieues de longueur a été construit récemment depuis Épinac jusqu'au canal à Pont-route, pour y transporter ses produits.
- Les fers laminés proviennent presque entièrement de la forge anglaise, fondée à Châtillon parle maréchal duc de Raguse. La compagnie qui administre cet établissement, l'un des plus remarquables du royaume, y occupe environ 500 ouvriers dont la moitié travaille le jour et l'autre moitié la nuit, pour qu'il n'y ait aucune perte de combustible et de chaleur. Il faut le visiter pour se faire une idée de la célérité avec laquelle le fer rouge sortant des fourneaux à réverbère est amené à l'état où on le voit dans le commerce , par de jeunes ouvriers, qui, au moyen de tenailles, le font passer rapidement dans les différents laminoirs. Les produits de cette forge sont dirigés sur le Canal de Bourgogne, les voitures rapportent au retour la houille. En 1836, le seul port de Tanlay a reçu de Châtillon cinq millions de kilogrammes de fer.
- La rareté des bois de chêne de grandes dimensions se fait sentir dans les constructions. Depuis que la navigation est établie sur le Canal le Bourgogne, on peut avoir sur ses ports des poutres en sapin de toutes longueurs à raison de 4 à 6 fr. la solive. On y vend également du plâtre de Dijon, a un prix très inférieur à celui de Paris et qui offre pour la culture les mêmes avantages. Enfin, quatre ou cinq fabriques de blancs, des environs d'Auxon et d'Evry, envoient maintenant leurs marchandises au port de Charrey où elles sont embarquées pour Dijon, Lyon et le midi.
- Voyons maintenant l'influence qu'exerce sur les produits du département de l'Yonne la navigation du canal.
- Tous les bois de chauffage des forêts voisines sont flottés en coupons que l'on réunit en trains à La Roche. On fait flotter également les bois de charpente et on embarque les charbons, le seul port de Saint-Florentin reçu l'année dernière cent mille sacs de charbon de bois et quarante-mille solives de charpentes.
- Le commerce des farines a pris sur le canal un accroissement considérable. Plusieurs moulins montés l'anglaise ont été établis sur l'Armançon, d'autres y sont projetés. On remarque surtout celui que M. le marquis de Louvois a fait construire en 1836 a Ancy-le Franc. C'est un modèle de la perfection auquel l'art et parvenu dans ce genre. La machine est si bien exécutée qu'elle ne produit aucun bruit. La scierie établie dans cette usinepour les bois de charpente n'est pas moins remarquable.
- Tous les vins du mâconnais et de la Côte d'Or, qui étaient expédiés anciennement sur Paris par les canaux du Centre et de Briare, suivent maintenant le Canal de Bourgogne. Cette nouvelle direction donnée au commerce ne peut être que favorable au pays. Les vins du Tonnerrois qui étaient conduits par terre jusqu'à Joigny et même jusqu'à Paris, y sont rendus maintenant dans des bateaux. Cette facilité que donne la navigation pour les transports, a fait créer à Tonnerre une industrie nouvelle, celle des vins mousseux. Il part chaque année de cette ville pour la France, l'Angleterre et la Russie plusieurs centaines de mille de bouteilles de vins mousseux.
- Les marchands de Beaune viennent acheter depuis quelque temps, les vins blancs de Chablis et de Tonnerre, à cause de leur blancheur qui les rend plus propres à former ces vins mousseux.
- L'arrondissement de Tonnerre contient deux gisements de minerai de fer en grains. L'un dans le Val de Jully près de Ravières, l'autre dans les environs de Sambourg près de Lézines. Le premier est d'un grain fin, le second d'un grain plus gros, on les mêle pour faciliter la fusion de ce dernier. La terre dépose, par le lavage dans les patouilles, le tiers ou le quart de son volume en grain de fer. On embarque ce minerai à Ravières ou à Lézines pour les hauts fourneaux de Buffon, Aizy, Ancy-le-Franc et Fraugey. Les produits de ce fourneaux sont travaillés dans les forges de Buffon, d'Aizy et de Fraugey et donnent des fers forgés que l'on expédie sur le canal pour Paris et le midi. On a amélioré récemment le fourneau d'Aizy par l'établissement d'une soufflerie d'une invention nouvelle très remarquable, et celui d'Ancy-le-Franc par l'application du procédé de chauffage avec l'air chaud, ce qui diminue d'un tiers environ la consommation du combustible.
- Les carrières de pierres dures de Cry, celles de Pacy et de Tonnerre sont maintenant exploitées pour Paris. La pierre de Tonnerre y est surtout recherchée pour les ouvrages de sculpture. Les scieries d'Argentenay, de Lézines et de Tonnerre sont occupées à scier en tables et en carreaux les pierres de taille de Pacy et deTonnerre, et on expédie annuellement pour Paris, Nantes et Lyon, une quantité considérable de carreaux blancs et noirs destinés au carrelage des appartements.
- Depuis quelque temps on s'occupe beaucoup de rechercher les carrières de pierres calcaires, qui donnent la chaux hydraulique et celles qui donnent le ciment naturel connu dans le commerce sous le nom de Ciment romain. Des expériences faites avec beaucoup de soin, ont fait reconnaître l'existence de ces pierres calcaires dans un grand nombre de localités. Les carrières de Pacy situées sur les bords du canal de Bourgogne et celles d'Arcy-sur-Cure, sont réputées pour donner les meilleures chaux hydrauliques du département de l'Yonne. On a découvert près de Saint-Florentin des roches de pierres, calcaires à ciment. Le ciment romain qu'elles donnent résiste très bien à la gelée; comme il est très blanc on pourrait l'employer à former des statues. La proximité du canal facilitera le développement de cette industrie nouvelle. Toutes les chaux hydrauliques employées à la fondation des ponts de Melun sur la Seine ont été envoyées de Pacy à Melun par bateaux. La verrerie le Meaulne est dans un état prospère. La papeterie de Ravières a suivi l'impulsion donnée à l'industrie. On y a construit en 1836 une machine très-simple, inventée par Frédéric Schneider et perfectionnée par Pichenot de Langres, qui donne 30 rames d'impression en 12 à 15 heures. Elle a l'avantage de procurer des papiers plus épais que ceux de la machine anglaise, et surtout d'exiger beaucoup moins de frais. M. Montgolfier est venu plusieurs fois visiter cette machine qui est remarquable que sa simplicité, surtout quand on la compare à la machine anglaise qui contient les cylindres chauffés à la vapeur pour sécher le papier.
- On construit maintenant à Argentenay près du canal une fabrique de sucre de betteraves qui sera en activité en 1838, une autre doit être établie à Cheney. Enfin, ce canal n'est pas encore terminé entièrement, et cependant, on voit déjà sur ses bords un exemple des richesses et de l'industrie qu'une voie de communication nouvelle peut créer ou développer.
- Le pays que le canal de Bourgogne traverse, est à la fois remarquable par l'abondance du sol, la beauté et la variété des sites, le grand nombre de villages, de châteaux et d'établissements d'industrie que, l'on y rencontre, il ne l'est pas moins sous le rapport des études géologiques.
- Le sol appartient à la formation jurassique, on y trouve dans le département de l'Yonne, près de Cry, le calcaire oolithique, près d'Ancy-le-Franc et de Tonnerre les calcaires argileux et magnésien, et près de La Roche le calcaire crayeux. Il est recouvert d'un dépôt diluvien ancien ou moderne qui est le résultat, des dernières irruptions des eaux marines et des eaux douces.
- Ces terrains et leurs subdivisions se distinguent par les débris d'un grand nombre de corps organisés différents ; dont l'indication et la description dans la langue géologique dépasseraient les bornes de cet article. Le granit est apparent à la surface du sol dans les environs de Semur; les grés le sont entre St.Florentin et Brienon, les poudings et les brèches près de Cheny, et sur une assez faible étendue, entre Semur et La Roche-sur-Yonne, la vallée de l'Armancon présente la succession des terrains primitifs, intermédiaires, secondaires et tertiaires qui composent l'écorce du globe terrestre.
- Le dépôt diluvien correspond à l'époque les grandes catastrophes qui ont brisé les couches calcaires et transporté sur ces couches des blocs énormes de granit et de grès. Il recèle des ossements fossiles appartenant à des animaux dont les espèces ont disparu sur la terre, ou qui ne vivent plus sous notre climat. Les principales découvertes ont eu lieu dans le terrain diluvien qui couvre le fond des vallées de l'Armançon et de l'Yonne sur une longueur de huit à dix lieues au-dessus de l'embouchure du canal à La Roche. Ce terrain est composé d'argile, de cailloux roulés et de sable. Le dépôt argileux et sableux d'eau douce, qui est entre le calcaire grossier et la craie, renferme des débris d'ossements de crocodiles. Cuvier, dans ses Recherches sur les ossements fossiles, donne les dimensions et le dessin d'une mâchoire de crocodile trouvée dans l'argile à Auxerre, près du moulin du Bâtardeau.
- Le dépôt de cailloux roulés et de sable qui est au-dessus, contient des débris d'ossements de grands pachydermes. Cuvier cite plusieurs dents ou machelières d'éléphants découvertes dans cet atterrissement. Il en existe une dans le cabinet des mines à Paris, une autre dans celui de M. d'Ambly à Tronchoy, une autre dans le musée de la bibliothèque d'Auxerre. On remarque en entrant dans ce musée des cornes d'élans provenant des environs de La Roche. Les débris fossiles des élans ont en général le même gisement que ceux des éléphants.
- Cuvier est parvenu, avec ces ossements fossiles et au moyen de l'anatomie comparée, à reconnaître la grandeur et les formes des ces animaux. Il a démontré qu'ils ont habités les lieux où l'on trouve leur débris et que leurs espèces sont maintenant éteintes.
Antiquités.
Le pays n'offre pas moins d'intérêt par les souvenirs historiques qu'il rappelle. On y voit l'emplacement de l'antique Alesia, si célèbre par la victoire de César sur les Gaulois, où chaque année des archéologues vont reconnaître les positions qu'occupaient les armées romaines et gauloises, les opérations stratégiques du grand capitaine, la précision et l'exactitude de ses commentaires. On y voit aussi un grand nombre d'édifices anciens et modernes, qui sont dignes de fixer les regards du voyageur, nous citerons seulement les plus remarquables que l'on rencontre sur les bords du canal depuis Montbard jusqu'à La Roche.
- La tour de Montbard est le reste d'un vieux château bâti sur le plateau d'un rocher que l'on avait entouré d'une muraille en grosses pierres de taille. La forme de cette tour est celle d'un demi-octogone, sa hauteur est de plusieurs pieds. Elle est composée de quatre voûtes en ogives et d'une terrasse sur laquelle on monte au moyen d'un escalier construit dans l'épaisseur des murs. Dès le milieu du XII siècle, ce château appartenait aux ducs de Bourgogne. Le duc Philippe le hardi y a résidé. Dans le siècle dernier, il était la propriété du comte de Buffon, on y montre sur ce plateau le cabinet où il a écrit son histoire naturelle, les jardins et les arbres qu'il a plantés. Il est habité maintenant par sa belle fille, Mme la comtesse de Buffon. Le château de Rochefort appartenant à M. le comte de la Guiche est bâti en pierres de taille sur un roc aride, au milieu d'une forêt, dans une position très forte, près de l'écluse de Cry. C'est peut être l'édifice du Moyen Age le plus curieux qui soit dans les départements de l'Yonne et de la Côte d'Or. II contient quatre grandes tours circulaires. Dans le XII siècle, des tournois se donnaient près de ce château à Rougemont, car on lit dans une charte de 1194, que le comte d'Auxerre, Pierre de Courtenay, s'y rendait avec les bourgeois de cette ville. On lit aussi dans l'histoire de Bourgogne, que les fiefs d'Asnières et de Rougemont dont il dépendait, furent cédés dans le XIII siècle à Jean de Châlons, par le comte d'Auxerre Hervey. Il faut parcourir ces vieux débris des siècles passés, la tour de Montbard, le château de Rochefort, celui de Pacy ,pour apprendre quelques notions sur les moeurs les habitudes et la vie de château du moyen âge.
- Après l'abolition du régime féodal, pendant que les communes étaient administrées par des magistrats électifs, qui, souvent perpétuaient les divisions, en persécutant ouvertement ceux dont ils n'avaient pas les suffrages. Les anciens possesseurs des fiefs, libres de toute guerre et de toute administration s'occupèrent d'embellir leurs manoirs, de construire de vastes et magnifiques châteaux, où ils se firent remarquer par la tenue des domestiques, la beauté des équipages, la profusion de la table, et surtout par la protection qu'ils accordaient aux artistes. Le château d'Ancy-le-Franc est sans aucun doute l'un des plus beaux du royaume. Il est classé dans plusieurs ouvrages d'architecture, comme un modèle de régularité dans les proportions et de pureté dans le style. Les quatre façades extérieures sont décorées d'un ordre dorique romain et le cloître d'un ordre corinthien. Il a été construit dans le XVI siècle, entre les années 1540 et 1566, par les comtes de Clermont-Tonnerre, à l'époque où les artistes abandonnèrent le style gothique pour revenir aux traditions de l'art grec. Il appartient maintenant a M. le marquis de Louvois.
- Le château de Tanlay présente un autre genre d'architecture. Ce n'est pas comme celui d'Ancy-le-Franc un ouvrage classique, mais par son étendue, ses dépendances, ses jardins et ses belles eaux, il est aussi l'un des plus beaux manoirs du royaume. L'ancienne forteresse bâtie par Pierre de France était sur le même emplacement. La chapelle existe encore, elle a été fondée par Robert de Courtenay en 1309. On montre dans la tour de la ligue, une salle décorée de peintures où les Coligny, le roi de Navarre et le prince de Condé tenaient leurs assemblées en 1568. Ce château était alors le quartier général des protestants. Un incendie l'ayant détruit en 1762, il fut à cette époque réparé et reconstruit dans l'état où il existe maintenant. Il appartient à M. le marquis de Tanlay.
- Les églises de Saint-pierre et de Notre-dame de Tonnerre construites vers la fin du XVI siècle, méritent d'être vues. Les bas-reliefs qui décorent le portail de l'église de Notre-dame sont parfaitement exécutés. La chaire de cette église est un chef-d'œuvre de la sculpture sur le bois. On admire Les églises de Saint-pierre et de Notre-dame de Tonnerre construites vers la fin, du XVI siècle, dans l'église de l'hôpital, le superbe monument du ministre Louvois sculpté par Girardon, on y voit aussi celui de la reine Marguerite de Sicile fondatrice de cet hospice.
L'église de Saint-Florentin est un mélange du style gothique et de l'art grec. Les proportions et l'exécution n'y sont pas très régulières. C'est en quelque sorte une architecture de transition. Les murs sont couverts d'ornements, de bas reliefs et de figures ; on y remarque des vitraux peints sur lesquels les personnes qui en firent les frais, sont représentées avec les costumes de leur temps. Mais ce qui rend surtout cette église remarquable, c'est qu'on y trouve des dates précises qui indiquent l'état de l'art, ses différents genres et ses progrès pendant l'époque si brillante de la renaissance.
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A la découverte des canaux
Le long des canaux, près de 800 kilométres de voies vertes, véloroutes et de parcours touristisques sécurisés vous invitent à la balade. La Bourgogne peut, en effet, garatir aujourd'hui un tour complet de ses quatre départements n'empruntant que le chemeins d'halage de ses canaux, des chemeins de vignes et d'anciennes voies ferrées recyclées. A pied, à vélo, en bateau, laisser vous emporter par le charmes de nos canaux. Au fil de l'eau, découvrez quelques morceaux choisis de ce patrimoines d'exception à consommer sans modération...
Ouvert à la navigation en 1832, le canal de Bourgogne relie - sur 242 km et 189 écluses- la rivière Yonne, depuis Migennes, à la Saône,
au niveau de Saint-Jean-de-Losne. Le long du ruban argenté, plaisanciers et promeneurs découvriront l'Auxois, ses châteaux et ses abbayes. Ils pourront
apprendre l'histoire sur la colline d'Alésia, au pied de la statue de Vercingétorix, ou encore visiter Cap Canal à Pouilly-en-Auxois. Là, se cache le plus haut bief de partage (portion la plus haute d'un canal de jonction), avec une altitude de 378 m. Le Canal du Centre et son passé industriel C'est en creusant le canal du Centre, à la-fin du XVIII" siècle que des gisements d'argile sont découverts entraînant, dès la fin du XIXe siècle, l'installation de nombreuses usines de production à proximité du canal, de Digoin à Chalon-sur-Saône. Erigée en témoin de ce passé industriel, face au canal du Centre, au lieu-dit Les Touillards, à Ciry-le-Noble, l'ancienne usine de céramique Vairet-Baudot (transformée en écomusée), emmène le visiteur à la découverte des techniques centenaires de fabrication de la céramique, des savoir- faire et des conditions de travail de l'époque. Canal du Nivernais: parmi les plus beaux Construit à la fin XVIIIe siècle, le canal du Nivernais, relie - de Decize à Auxerre - le bassin de la Loire à celui de la Seine. Connu pour le flottage du bois, il est aujourd'hui fréquenté par les plaisanciers et compte pas moins de cent seize écluses propices à la halte. Au fil de l'eau, le parcours regorge de sites exceptionnels tels les étangs de Baye et de Vaux, des réservoirs qui abritent un milieu écoloique remarquable, la vallée de Sardy et ses seize écluses alignées, sans oublier les fameuses voûtes de la Collancelle, un tunnel de 760 m camouflé sous un écrin de verdure, lieu obscur et paisible. La Seille, une rivière canalisée bucolique Haut-Lieu du tourisme fluvial bourguignon, la rivière Louhans, un très beau parcours à travers la Bresse. Pour découvrir la partie canalisée de cette rivière, vous pouvez prendre un bateau-promenade au départ de Louhans ou dePont-de-Vaux (dans l'Ain) -
Renseignement office de tourisme de Pont-de-Vaux
tél, : 03 85 30 30 02.
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