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un paysan bio à la retraite expérimente d'ancienne variétés de blé

un  paysan bio à la retraite expérimente d'ancienne  variétés de blé

Bernard Ronot, ancien céréalier bio à Chazeuil, en Côte d’Or, expérimente des anciennes semences de blé avec une dizaine de paysan-boulanger en Bourgogne. A 77 ans, il continue de défendre inlassablement une autre agriculture.

« Nous sommes sur le fil du rasoir. " Bemard Ronot souhaite alerter les pou­voirs publics sur la fragilité de ses expérimentations. Depuis dix ans, il travaille sans relâche à la sauvegarde des anciennes semences de blé dont les conservatoires nationaux lui ont confié l'expérimentation. Avec sa femme, ce sont 170 variétés qu'il cultive sur ses terres, sur des par­celles d'un mètre carré, parfois dix pour observer leur développement à plus grande échelle. Sa1 volonté et celle du réseau Semences paysannes qu'il a participé à créer : sortir ces variétés anciennes des frigos, observer leur adaptation au milieu et proposer leur culture à de petites exploi­tations qui transforment le blé en pain. Un travail exigeant et très prenant, réalisé avec les moyens du bord : un classeur dans lequel il consigne minutieu­sement toutes ses observations et son garage dans lequel il stocke ses graines.

Responsabiliser

« Aujourd'hui, les semenciers sélectionnent les varié­tés en fonction de leur productivité. Ils veulent des blés courts, peu de paille et assurer des rendements importants aux producteurs,. ils veulent des varié­tés qui résistent aux maladies, à la mécanisation, à la meunerie et boulangerie industrielles ", explique Bemard Ronot. Résultat : la qualité du pain se dégrade et les allergies au gluten se multiplient. «Les modifications apportées à la plante par l'apport de nitrate et l'augmentation des rendements sont responsables d'un gluten grossier, difficilement assi­milable par l'organisme", affirme ce passionné qui souhaite « responsabiliser les agriculteurs ", les sen­sibiliser à une « agriculture qualitative et d'observa­tion ". Ce paysan philosophe sait de quoi il parle. Pendant trente ans, il utilise pleinement la chimie agricole - ammonitrate, fongicide, insecticide. Se sentant responsable de 1'appauvrissement des sols, il jette tout aux orties et convertit son exploitation à 1'agriculture biologique. La remise en cause de tout son savoir. Place aux composts et engrais verts, et au travail. .. des vers de terre.

Transmettre

Il Y a quatorze ans, son fils s'installe à la fenne, Bernard Ronot s'intéresse alors aux semences. Suite à un voyage éducatif en Suisse, « j'ai compris que l'on pouvait faire autrement : sélectionner la semence en fonction des résultats de qualité panifia­ble et de dégustation du pain, tout en ayant des objectifs de rendement. » Dès lors, il ne cesse d'expérimenter des semences anciennes, toujours plus nombreuses et, avec l'aide d'ingénieurs, il participe à des croisements de variétés pour donner nais­sance à de nouveaux blés. Quelques paysans-bou­langers bourguignons convaincus, une dizaine, le suivent et cultivent aussi à titre expérimental. Mais, l'heure de la relève est venue. « Nous avons vrai­ment besoin d'aides et d'un suivi technique.» •

 

   
  
 

Maison de l'élevage et du Charolais

58290 Moulins-Engilbert


Tél. : 03 86 84 26 17 / 21 48 - Fax: 03 86 84 35 12

www.ecomusee-elevagecharolais.com
mairie-moulins-engilbert@orange.fr

Musée animé en partenariat avec l'association "Les Amis de la maison de
l'élevage et du Charolais"
• Exposition
Du 1er juin au 1er novembre
• "Regards croisés sur la vie quotidienne en Morvan: 1900-1950", une exposition multimédia construite à partir d'archives photographiques
et de témoignages sur la vie rurale en Morvan au début du xxème siècle. • "La charrue à travers l'histoire", présentation dans la cour du musée
d'une collection exceptionnelle de charrues. 

 


  Un concours pour les prairies fleuries

Allier les aspects écologiques et agricoles dans les prairies est un enjeu capital en cette année internationale pour la biodiversité.
C'est ainsi que, pour la première fois au niveau national, est organisé un concours des prairies fleuries auquel participe le Parc
du Morvan, tout comme 18 autres parcs naturels régionaux et nationaux. Cet événement servira par ailleurs d'indicateur sur les
méthodes de conservation des milieux naturels.
Initiée lors du dernier Salon de l'agriculture avec les éleveurs des Parcs naturels régionaux du Massif des Bauges et du Haut-
Jura, l'opération est organisée en partenariat avec les Chambres d'agriculture, les syndicats d'AOC fromagères, les syndicats
d'apiculture et des associations de gestion et de protection de la nature. Elle vise à encourager les agriculteurs dans l'équilibre
écologique de leurs prairies, grâce à un prix d'excellence agriécologique couronnant leurs efforts.

Dans le Morvan, 118 exploitations ont été contactées par une vingtaine de participation souhaitees. Au
total, en France, ce sont 300 candidats qui se départageront.
 
Le jury, animé par un élu et composé d'un président, d'un expert en botanique, d'un expert E agricole, d'un apicul-
teur ainsi que d'autres , acteurs du territoire, visitera les parcelles les 3 et 4 juin. Leur avis sera basé sur dif-
férents critères prédéfinis tels que: les valeurs fourragère et agricole, floristique et faunistique, mellifère, paysagère, ainsi que la valeur
globale qui porte sur l'équilibre agri-écologique obtenu. L'étude de la parcelle sera basée à la fois sur les appréciations des membres du jury et sur la
présence d'au moins quatre espèces de plantes à fleurs parmi une liste préalablement définie correspondant aux habitats semi-naturels de chaque territoire.
Les prix seront remis lors de la Fête de l'Automne et des associations. Les deux premiers au concours local seront automatiquement présentés
au concours national dont la remise des prix aura lieu entre le 6 et le 8 octobre au Congrès annuel des Parcs à Reims. Les lauréats nationaux
recevront des récompenses honorifiques et un chèque de 600 euros. Ce montant n'a pas été choisi par hasard. En effet les scientifiques estiment
que cette somme correspond au montant des services que ce type de prairie rend à la biodiversité. 
Responsable du concours pour le Parc naturel régional du Morvan:
Isabelle Civette: tél. : 03 86 78 79 83
isabelle.civette@parcdumorvan.org
Contact: Sophie Jouët
03 86 78 79 34 - e-mail: sophiejouet@parcdumorvan.org

Dans les produits du Morvan, n'oublions pas les productions culturelles.

 

Dans les produits du Morvan, n'oublions  pas les productions culturelles.

on entend quelquefois dire que « l'ancien Leader était pour la culture et le nouveau pour 1 agriculture. » C est réducteur car le Leader concerne aussi bien les productions de la forêt et de l'artisanat que celles de l'agriculture (voir notre dossier de juin 2009). C'est égaIe­ment inexact car l'originalité du nouveau Leader Morvan est justement d'intégrer toutes les productions qui contribuent à la valorisation du territoire, qu'elles soient économiques ou culturelles. Raphaël Thierry, comme d'autres acteurs culturels, l'a parfaitement com­pris: « Quand on a vu ce nouveau programme, on a vu valorisation des productions. Le mot production, on ne l'a pas entendu uniquement dans le sens productions agricoles ou forestières, on a pensé à la musique et à toutes les productions culturelles identitaires. »

« Il n'y a pas une rupture entre les deux Leader,. si le premier était très orienté culture, celui-ci, qui est axé sur les production,,intègre très clairement les productions culturelles locales. On pense principalement à toutes les productions qui font la richesse de notre patrimoine: la musique et la danse. Il ne faut pas, pour autant  minimiser d'autre aspect de la culture. Je pense à l'art contemporain, et, notamment, a ce qUI se fait a BIbracte, a Ouroux ou dans le village de Gouloux.

L'art, au sens large, a la capacité de nous aider à comprendre ce qu'on est, d'envisager les évolutions, en un mot de nous mettre en perspective. L'image que nous avons du  Morvan est restrictive, elle nous enferme. J'entends souvent: « On a des grands lacs maIs on n'a pas le soleil - comme si c'était un verdict de non- avenir pour Ie tourisme. L'a permet de nous décaler, de sortir d'une approche souvent pessimiste. Il permet de changer l'angle d'approche des choses de notre quotidien - cela permet d'agir - cela donne des outils pour choisir notre destin individuel et collectif. D'ailleurs, bousculer a toujours été le rôle des artistes. Tout cela peut nous aider à trouver une réponse à une question simple: quelle est l'image du Morvan que l'on veut transmettre? Quand on l'aura définie, cela permettra de valoriser les productions. En effet, une image forte du Morvan associée à celle de parc naturel pourra valoriser les productions et, réciproquement, les productions de qualité, bien identifiées, pourront construire une image Morvan très valorisante et attractive. Cette interaction entre image et productions est une idée très forte à laquelle je tiens. Il

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Dernière mise à jour de cette page le 08/07/2010
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